2 juin 2017 : au pied du pic Lénine

Depuis le village de Sary-Mogol.

Après 2 jours à 3000 mètres, notre corps semble avoir fini la mise à jour nous pouvons à nouveau nous déplacer normalement sans être essoufflés au bout de 10 mètres  !
Du coup à la mi-journée nous partons vers le lac Tulpar-Kol, à 25 kilomètres de Sary-Mogol en direction du pic Lénine. Dans quelques jours des camps de yourtes pour les touristes vont progressivement s’installer là-haut et il sera possible d’y passer la nuit. Pour l’heure il est aussi possible de louer une tente et des duvets chauds (pour 400 soms chacun soit à peine 6 euros). Nous hésitons, mais il ne nous reste pas beaucoup de temps ici, nous devons repartir bientôt pour rentrer progressivement à Bichkek avant la fin de notre visa.
Finalement nous optons pour l’aller-retour dans la journée en taxi. Le chauffeur est vraiment sympa et s’arrête plusieurs fois pour nous proposer de prendre des photos, n’hésitant pas à faire du hors-piste en se marrant. Il nous laisse 2 kilomètres avant le lac, ce qui nous laisse quand même le plaisir de faire un petit effort musculaire avant d’arriver à notre objectif. Nous croisons des troupeaux de chevaux et de vaches qui pâturent tranquillement en bandes. Et aussi des yacks ! 🙂 Nous grimpons de petites collines, et nous découvrons de petits lacs cachés. Au bout se découpent des montagnes enneigées imposantes, dont le pic Lénine. Le paysage est juste magnifique…

Nous restons quatre bonnes heures là-haut. Le chauffeur nous a donné carte blanche, alors on en profite. Il est aussi guide de montagne, et déblaie les passages encore enneigés. Demain, les véhicules sont censés passer pour amener les yourtes au camps de base du CBT.
Sur le retour, il s’arrête dans une ferme qu’il connaît déjà visiblement bien. Il vient récupérer quelques produits pour lui, mais pas seulement ! Il veut que nous goûtions le kumiss, la célèbre boisson au lait de jument fermenté. Ni une ni deux, on se retrouve à la place des invités dans la maison des fermiers. Un bol chacun, on trinque… bon, je ne vais pas vous cacher que le goût est… assez particulier. Mais ça valait le coup d’essayer, ça y est on est baptisés ! Notre hôte nous offre aussi du pain, de la crème et du fromage frais de yack… Ça par contre on apprécie ! D’ailleurs nous repartons avec un petit pot de verre rempli de crème de yack offert sur le départ. L’hospitalité kirghize encore une fois… Surtout que depuis quelques jours c’est le ramadan, et nous sommes donc les seuls à manger! Tout le monde ne le fait pas parmi les locaux, mais apparemment ça ne pose aucun problème à ceux qui jeûnent.
Nous repartons, notre chauffeur entame une douce chanson en arabe, c’est beau. Ça n’est pas la première fois qu’un kirghize nous pousse la chansonnette, le chant semble encore être important dans leur culture. Il nous invite à lui chanter une chanson en français. Habituellement plus timides qu’eux pour donner de la voix en public, nous nous lançons quand même, avec “La vie en rose” d’Edith Piaf. Nous sommes récompensés de notre effort, il nous applaudit chaleureusement et lance un cri de joie (une sorte de “yipiiiiiiii”) en faisant mine de jeter son bonnet par terre. Il est un peu fou et super sympa, on se marre.

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