8 juin 2017 : Au revoir les montagnes kirghizes !

Pour remonter de “tout au sud du Kirghizstan” (Sary-Mogol) jusqu’à Bichkek “tout au nord”, il nous a fallu 3 jours à raison de 5h sur la route par jour en moyenne, avec un arrêt d’une nuit à Osh et à Toktogul. Malgré quelques frayeurs à cause d’un conducteur plutôt zélé sur la première partie du voyage, la deuxième nous a offert de beaux paysages lors des passages de col…

 

Passage de frontière kirghize-kazakhe. À peine une heure après avoir quitté la station ouest de Bishkek (Zapadnyie) nous passons aux premiers bureaux de contrôles. D’abord nous sortons du Kirghizstan, puis 100 mètres plus loin nous entrons au Kazakhstan. Un petit papier grand comme une page de passeport nous est remis, notre mission ne pas le perdre ! Et ne pas le coller non plus, ils le récupéreront à votre sortie du territoire… (testé et désapprouvé). Nous avons le droit de rester 30 jours sur le sol kazakhe, gratuitement. Le délai était auparavant de 15 jours mais a été rallongé d’autant pour favoriser la venue de touristes à LA Grande Expo d’Astana dont je vous reparlerai plus tard.

Sur notre droite les montagnes du Tian Shan (littéralement “montagnes célestes”) accompagnent notre départ, sur la gauche la steppe kazakhe nous tend ses bras immenses. Ayant l’objectif d’atteindre la Mongolie via le Kazakhstan plus que de visiter ce dernier, nous nous sommes très peu renseignés sur ce grand pays avant d’arriver. Je réalise après coup qu’à quelques jours près nous aurions presque pu accueillir Thomas Pesquet à son retour de la station spatiale ! (Reste que l’accès à Baïkonour, même s’il est ouvert aux touristes depuis quelques années, est encore coûteux et limité).

Dès les premiers kilomètres au Kazakhstan la différence d’infrastructure avec le Kirghizistan est frappante. La route est bien lisse, le marquage au sol bien visible, le bas-côté délimité, les panneaux de circulation bien clairs et nombreux. Et surtout, lorsque le chauffeur arrive derrière des camions s’il y a une ligne droite au sol il ne les double pas !  Après deux mois dans les transports en commun au Kirghizstan où l’on s’est finalement faits à l’existence de cette fameuse “3ème voie imaginaire” (celle que toi petit européen tu ne vois pas mais que tous les chauffeurs kirghizes connaissent), ça fait tout drôle 🙂

Terrible complot sur les décalages horaires

Vous qui croyez qu’entre le Kazakhstan et la France le décalage horaire est seulement de 4 heures, je viens rétablir la vérité : en réalité, pas moins de 2 mois nous séparent*. Si, si, pour preuve la date de mon dernier post, qui vient juste de vous parvenir alors qu’il est daté du 4 avril 2017.  L’hypothèse selon laquelle j’aurais accumulé un tel retard dans mes publications est évidemment à écarter dès à présent de vos petits esprits suspicieux.

Grâce à des efforts surhumains et quotidiens, je vais donc tenter de réduire peu à peu cette faille temporelle à l’aide de mes petits doigts musclés et de mon clavier. Ainsi vous pourrez bientôt lire des articles décalés d’à peine quelques jours entre votre réalité et la mienne.

En attendant et pour vous donner un avant-goût des aventures à venir, nous sommes au Kazakhstan depuis presque un mois déjà. D’ici quelques jours nous continuerons notre route vers la Mongolie en passant par la frontière russe… à suivre !

*Et malheureusement le taux d’inflation ne cesse d’augmenter. Les derniers relevés témoignent d’un retard atteignant plus de 3 mois…