Le Great Baikal Trail (GBT)

Trail building in Baikalsky reserve (photography from the Great Baikal Trail).

Entre le 27 août et le 5 septembre a eu lieu l’un des projets d’été du Great Baikal Trail (GBT). Cette association qui fêtera ses 15 ans en 2018 a pour mission le développement de l’écotourisme et d’une société socialement responsable au travers de projets de volontariat qu’elle organise. Concrètement c’est de cette façon que tous les chemins de randonnées actuellement praticables autour du lac Baikal ont été construits. En plus de leurs projets d’été et d’hiver, ils participent à de nombreux meetings pour promouvoir le respect de la nature en Sibérie. En cette fin d’été 2017 il ne s’agissait pour une fois pas de construire des chemins mais de rénover l’accès à une source d’eau potable, sur l’île d’Olkhon.

Cette île est l’un des passages hautement recommandé par les guides touristiques lorsque vous vous rendez de ce côté du lac, c’est-à-dire sur les rives sud-ouest. Si vous la rejoignez via les transports en commun depuis Irkutsk, vous arriverez en général à Khugir, la plus grande ville de l’île où se trouvent la plupart des guest houses. N’ayant eu qu’un rapide aperçu du lieu, je ne saurais vous en donner un avis. Cependant si vous en avez l’envie et l’occasion, je vous recommande vraiment de partir randonner en autonomie pour quelques jours plutôt que de rester en ville. Les endroits déserts ne manquent pas, pour sûr en cherchant un peu vous vous trouverez facilement un petit coin de paradis. Prévoyez par contre de quoi pouvoir retrouver votre chemin (GPS, téléphone…le GBT n’a pas encore balisé l’endroit), et des affaires chaudes ! Excepté en plein été les nuits peuvent être froides.

Pour ma part je m’y suis rendue en tant que volontaire dans le cadre de l’un des projets d’été du GBT, je n’ai donc pas eu grand chose à prendre en charge au point de vue logistique. Dans l’équipe nous étions 9, dont un tiers d’étrangers (singapourien, allemand et française), tous les autres volontaires étaient russes. Les activités étaient coordonnées par un responsable de groupe, une assistante-responsable et une interprète. Avant de commencer à travailler nous avons d’abord assisté à une cérémonie dirigée par un chaman. Le lieu est en effet considéré comme le centre sacré du monde des chamans du nord, et le respect des coutumes locales veut que la permission soit demandées aux esprits de l’île avant tout travail important sur celle-ci.

Après la cérémonie, le travail de déblayage a donc pu commencer pour de bon. La source avait été laissée à l’abandon depuis longtemps, seulement fréquentée par les animaux de l’île (principalement des chevaux et des vaches), ce qui rendait l’eau impropre à la consommation humaine. L’idée était de construire un bassin inaccessible aux animaux au niveau de la source afin qu’ils s’approvisionnent à peine plus loin dans la petite rivière. Ainsi, tout le monde aurait à nouveau accès à l’eau.
Armés de pelles, de pioches et de gants nous avons déplacé les pierres, enlevé la boue, pataugé dans l’eau, creusé, tassé, dégagé, déblayé… pour finalement replacer la plupart de la rocaille autour du nouveau bassin, mais de façon organisée cette fois ! Et au bout de quelques jours de travail en équipe le résultat était là (voir les photos à la fin de l’article).

Lorsque nous n’étions pas avec nos pelles et nos pioches autour de la source, nous avons passé pas mal de temps à organiser la vie du camp : cuisine (exclusivement) au feu de bois gérée à tour de rôle, construction de tables et de chaises en bois, organisation de la gestion des déchets… il y a eu aussi des moments de jeux (beaucoup) et de temps libre pendant lesquels j’ai pu recueillir quelques paroles de volontaires à suivre.

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