22-23 mai 2017 : Osh ou la modernité en marche

 

Pour aller à Osh depuis Arslanbob, deux bus par jour partent de la place centrale, à 6h50 et 12h25. Le voyage coûte 200 soms. Il y a une petite pause prévue à Bazaar Korgon, ce qui permet d’acheter un en-cas et pourquoi pas de prendre une correspondance vers une autre destination que Osh.

Pour ma part j’arrive à Osh après 4 heures de voyage dans une chaleur écrasante. Tien est reparti pour 10 jours à Maïlu-Suu, il continue son reportage photographique. À la descente du bus je regarde autour de moi, et tout d’un coup je me sens un peu bête avec mon foulard sur les cheveux. Je le portais régulièrement à Arslanbob, un peu pour le soleil, un peu par respect pour la tradition de ce village où toutes les femmes se couvrent la tête. Chacune son style, les couleurs et les motifs sont variés de même que les façons de nouer le bout de tissu, et si quelques mèches de cheveux ça n’est pas grave. J’ai perçu là plus une habitude vestimentaire qu’une interprétation stricte de la religion musulmane, majoritaire au Kirghizstan. Pour en revenir à Osh,le code vestimentaire y est beaucoup plus souple : jupes au-dessus du genou, cheveux longs assumés et bouclés, parfois teintés, chaussures à talons… le décalage culturel avec Arslanbob qui est pourtant à moins de 200 kilomètres de là est énorme.

Le début de mon séjour est principalement occupé par la recherche d’un ordinateur portable. L’expérience consistant à me débrouiller avec mon seul téléphone pour communiquer, prendre des photos et faire du traitement de texte touche à sa fin. C’est surtout le traitement de texte qui pose problème, même si de très bonnes applications existent.
Je passe rapidement au bazaar, mais il ne vendent que des téléphones portables. Un seul magasin semble vendre des ordinateurs à Osh : le “computer market” au 335 de la rue Lénine. Manque de chance ils n’ont que deux modèles dans le format qui m’intéresse (petit !). L’un est trop lourd, et l’autre n’est pas assez performant. Je contacte Jibek (notre hôte favorite à Bichkek), pour savoir si elle peut m’indiquer des magasins en ligne. Elle m’en donne deux que je vous fait passer si besoin : svetofor, technodom. J’ai personnellement utilisé le dernier mais avec l’aide d’une locale car tout était en russe ! De même que le sera tout le système d’exploitation quand je recevrai l’ordinateur tant attendu, mais ça c’est une autre histoire…

La veille de mon départ le temps se gâte. Je file quand même au Suleiman Too que je me suis promis d’aller voir avant de partir d’Osh. C’est une grande colline qui se dresse au milieu de la ville, des escaliers ont été construits pour en faciliter l’ascension. Cette dernière nécessite environ une heure en prenant son temps. Le prix du billet d’entrée est très modeste : 20 soms soit moins de 50 centimes d’euro. Au sommet on a une vue à presque 360° de la ville d’où très peu de buildings ressortent, de petits bâtiments s’étendent jusqu’au pied des montagnes au loin. Une jolie petite promenade bien utile pour avoir une vue d’ensemble d’Osh…

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